C'est incroyable, quand même.
T'es tout sauf simple.
Tu regardes quand ça te chante, t'as dû oublier ton portable quelque part, vu que quand on t'envoie des messages tu zappes, la seule personne que tu dois aimer au monde, c'est ton dealer.
T'es entre le clean et le destroy, t'as plongé la tête la première dans ton pot de gel, tu trafiques des trucs et t'as les yeux rouges en permanence...
T'es un lover.
T'es le mec le plus en vue, celui que se rêvent toutes les petites connes et que personne n'aura jamais. Tu les laisses sourire et minauder, tu les laisses croire tout et n'importe quoi. Tu dis tout et tu dis rien. Tu es le prototype même du salaud, mais impossible de t'en vouloir.
J'aurais jamais dû me laisser avoir.
Mais je me suis laisée glisser, je t'ai regardé, tu m'as regardé, on a joué à qui sera la plus con, t'as gagné, j'ai cédé et je suis devenue moi-même petite conne. Pas que c'est désagréable, mais je refuse d'être une groupie, entre une gonzesse aux cheveux courts et une immonde salope avec une gueule de lapin transgénique.
J'aurais jamais dû me laisser avoir.
Mais si tu veux jouer, on va jouer...
